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Khaled Osman est l'auteur de deux romans, Le Caire à corps perdu (2011) et La colombe et le moineau (2016), tous deux parus en 2011 aux éditions Vents d'ailleurs.

La colombe et le moineau

roman de Khaled Osman

Editions Vents d'ailleurs, avril 2016(ISBN 978-2-364131712)

Ce roman a figuré:
- dans la sélection finale du Prix littéraire de la porte Dorée 2016, décerné par le Musée national de l'histoire et de l'immigration;
-
dans la deuxième liste du Prix Lorientales 2017, qui vise à faire connaître l’Orient, développer la connaissance et la compréhension du monde arabe et oriental et  contribuer à l’essor des échanges avec les habitants du pays de Lorient;
-
dans la sélection finale du Prix du Livre européen et méditerranéen 2017, qui vise à mettre en valeur l’interpénétration des cultures entre Europe et Méditerranée.


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- Disponible chez tous les bons libraires (liste indicative).

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Extrait: "

— Toi, tu as ta mine des mauvais jours...
En pénétrant dans le petit café de l’Odéon où elle le rejoignait chaque jour après qu’il eut terminé ses cours, Hélène l’avait cherché du regard dans le coin sombre qu’il affectionnait, au fond de la salle. Ce n’est qu’en revenant sur ses pas qu’elle l’avait aperçu, recroquevillé contre la fenêtre, les yeux perdus dans le vide. Ces derniers temps, il ne se rendait plus à l’université qu’épisodiquement – ses nuits passées à suivre l’actualité égyptienne le laissaient épuisé au petit matin.
Depuis qu’ils se connaissaient, il n’avait jamais réussi à lui dissimuler ses inquiétudes – elle semblait avoir un sixième sens pour détecter immédiatement son humeur. De ce fait, il avait presque renoncé à donner le change en se montrant enjoué ou bien en manifestant un surcroît de prévenance. Ces subterfuges ne faisaient pas illusion très longtemps, au contraire, ils aggravaient son cas: elle ne tardait pas à lui reprocher son caractère ombrageux, son indécrottable refus de partager ses préoccupations avec elle.
— Juste un peu fatigué, tenta-t-il tout de même.
— Samir, arrête, je te connais mieux que tu ne te connaîtras jamais...
— Non, je t’assure!
— Bon, dis-moi tout... Il s’est passé quelque chose aujourd'hui?
— Rien de particulier. La routine... j’essaie d’avancer ma thèse, mais ce roublard de Bonaparte me donne du fil à retordre, je n’arrive pas à décider s’il était héros, mégalomane ou affabulateur, ou encore tout ça à la fois...
Au sourcil levé d’Hélène, il vit qu’elle n’était guère convaincue...
— Bon, c’est vrai, reprit-il, il s’est passé quelque chose. J’ai reçu un appel d’Égypte.
— D’Égypte? Mais... tu m’as toujours dit que tu n’avais plus personne là-bas!


Égyptien établi en France depuis longtemps, Samir enseigne la civilisation arabe à la Sorbonne. Ayant coupé les ponts avec son pays d’origine, il est bien installé dans sa vie parisienne avec sa compagne Hélène, et se passionne pour son sujet de thèse, l’expédition de Bonaparte en Égypte.
Un appel nocturne reçu depuis la place Tahrir, lors du soulèvement populaire, va brusquement ébranler sa tranquillité. Il lui faut de toute urgence partir à la recherche de Lamia, une jeune femme liée à son passé égyptien. Venue à Paris pour suivre sa vocation de peintre, elle semble y avoir menée une vie flamboyante et mystérieuse, mais Samir a complètement perdu sa trace et ses recherches se révèlent ardues...

Après Le Caire à corps perdu, ce deuxième roman de Khaled Osman nous emmène dans une nouvelle enquête voire quête où il est question de peinture et de poésie, de nostalgie du passé et de soubresauts de l’Histoire, d’exil et de trahison.

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Le Caire à corps perdu

roman de Khaled Osman 

 Editions Vents d'ailleurs, septembre 2011 (ISBN 978-2-911412-89-9)

 

 

Ce roman a reçu en novembre 2012 une Mention du jury au Prix Gitanjali (Pondichéry), un prix franco-indien qui récompense chaque année un ouvrage francophone et un ouvrage indien autour des valeurs d'égalité, de laïcité, de résistance, d'indépendance et de liberté.



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Extrait: Cette révélation l’avait entièrement déboussolé. Il avait regagné précipitamment sa chambre où il avait perdu du temps à tourner en rond, sondant désespérément sa mémoire à la recherche d’un indice quelconque. Complètement affolé, il regardait autour de lui, jetait des coups d’œil dans la rue. A plusieurs reprises, il avait fouillé dans les poches de son pantalon, cherchant avec fébrilité le moindre papier qui pourrait lui servir d’indice, mais il n’y avait rien d’autre que les quelques billets froissés.

Sa tête était entièrement vide, à l’exception d’une migraine qui s’aggravait de minute en minute. Il s’imaginait chutant de nouveau dans le puits, son crâne percutant de loin en loin les parois rugueuses dans un effroyable froissement de cartilages.

Il se résolut finalement à ressortir: il aurait déjà bien du mal à répondre aux questions qu’on ne manquerait pas de lui poser, inutile de les agacer encore plus en se présentant en retard.

Tandis qu’il descendait l’escalier, des odeurs de bonne cuisine vinrent lui chatouiller les narines. Il reconnaissait les effluves caractéristiques du foul, qui le replongèrent instantanément dans les délices d’antan, l’arôme du thé à la menthe, le fumet des œufs sur le plat frits dans l’écume de beurre. Il respira un grand coup pour mieux savourer l’instant. Malgré toute son horreur, cette amnésie provisoire avait tout de même du bon: elle lui permettait de renouer directement avec son enfance en passant outre les idées noires, les angoisses et les appréhensions qui encombraient ordinairement son esprit.

 

Un Egyptien installé depuis longtemps en Europe décide, après plusieurs années d'éloignement, d'effectuer un retour au pays.

Peu après son arrivée au Caire, cependant, un incident imprévu va l'obliger à partir à la recherche de lui-même.

Avec l'aide de Sett Baheyya, la tenancière de la pension où on l'a recueilli, et de ses pensionnaires, ainsi que celle de bonnes âmes rencontrées en chemin, il entreprend une véritable enquête pour retrouver son identité, mais ses découvertes ne font qu'épaissir le mystère. Curieusement, ses souvenirs les plus précis sont ceux qu'il a gardés des poèmes arabes qui ont marqué sa sensibilité...

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