La colombe et le moineau

Roman de Khaled Osman


Ton roman a été pour moi un beau voyage durant cette saison des pluies entre exil, poésie et révolution, un mélange subtil de passé, de présent, un balancement entre la langue, le rythme de notre époque, la poésie arabe, et cette femme mystérieuse qui pourrait incarner sortant de l'ombre et des ferments de la création, cette jeune révolution Égyptienne...

"Quand on sait que le processus de la Révolution française a duré près de cent cinquante ans, on peut se dire que ce sera long et difficile. Il y aura beaucoup d’ennemis au-dehors : ceux qui auront à coeur de faire revenir l’ancien gardien, ceux qui prétendront tenir de Dieu Lui-même la façon licite de s’envoler, ceux qui voudront garder les ailes du moineau attachées pour continuer à le plumer à leur aise…"

Bravo à toi , espérons que tu sois lu de part et d'autre de nos frontières si tu as la chance d'être traduit."

Paola Pigani (romancière - dernier roman paru Venus d'ailleurs, Liana Levi), message personnel à l'auteur, juillet 2016.



J'avais commandé La colombe et le moineau aussitôt que tu nous avais annoncé sa publication. Je ne l'ai reçu qu'hier.

Je viens de le terminer parce qu'il est tellement passionnant que je l'ai lu en vingt-quatre heures. L'intrigue complexe, comportant tant de thèmes tous très intéressants, nous tient en haleine jusqu'au bout.

J'ai toujours admiré ta grande culture poétique et tous les récits inédits que tu développes. Ta dextérité à éclairer les lecteurs sur nombres de points litigieux est très astucieuse et très bien amenée. Je pourrais citer tous les sujets abordés: l'étude psychologique, les souvenirs scolaires, le sujet de thèse, tes commentaires sur la peinture... bref j'espère assister bientôt à une présentation de ton livre pour pouvoir te dire de vive voix combien je l'ai aimé.

Bravo pour cet exploit nous attendons déjà le troisième.

A. H. (ex professeur aux Langues O), message personnel à l'auteur, mai 2016.




Un roman de Khaled Osman se lit toujours deux fois, au minimum!

Une première fois à se laisser porter, déguster le récit passionnant qu'il nous conte habilement d'une plume fine et acérée, précise et élégante.

La seconde fois - pour ma part -, parce qu'il est nécessaire de repartir explorer des lieux, de retrouver des personnages attachants, de mieux les connaître, parce que le livre regorge de cachettes poétiques, de culture magnifique, d'horizons nouveaux. Tout cela contribue à l'irrésistible envie de prolonger, d'aller plus loin.

Dans ce deuxième roman, La colombe et le moineau, j'ai retrouvé ce même engouement que dans le premier (Le Caire à corps perdu) et j'ai plongé à corps perdu dans cette quête infinie, en suivant les pas de Samir à travers ses doutes, ses recherches et ses tourments.

Je ne dévoilerai rien du déroulement de cette enquête inouïe, parfaitement articulée et pleine de rebondissements. Elle prend de l'ampleur au fil des pages par la mise en lumière d'écrits d'ordre historique ou religieux, des légendes et des poèmes de toute beauté.

L'auteur détient cette virtuosité de mettre en parallèle des événements très anciens avec les plus récents, les plus actuels.

L'action se passe à Paris principalement. Quartier latin, belles lettres, belle société et l'exil toujours présent. Quartiers obscurs, héros fatigués ou disparus, les rencontres s'emboîtent les unes dans les autres. L'étoffe est précieuse et multicolore.


Hélène,
la compagne attentive et discrète, s'effaçant presque pour laisser la voie libre à Samir, le soutient, l'encourage, mais ne manque pas de discernement. Elle se veut et se sent arabe. Elle est entrée dans ce monde par la grande porte. L'étude, la littérature, la poésie.

Madjid,
un peu rustique, désarmant, fatigant et bavard, doté d'une surprenante lucidité.

Hafsa la douce,
convaincue, solidaire de ses compagnes musulmanes, intelligente, rusée et maillon essentiel de la quête.

Le vieux libraire,
roublard et malicieux, souterrain et mystérieux, serait-il un adepte des sciences occultes?

Le Dantec,
détective pâlichon, balourd et porté sur la bouteille, mais qui se montrera méticuleux dans ses investigations.

Lamia,
guerrière flamboyante, reine éperdue de sa peinture , de son art. Biche blessée agonisant quelque part... Elle est entourée d'une aura de prêtresse sortie tout droit d'un roman épique. On n'oserait pas s'y frotter, elle est redoutable. Mais si fragile et si vulnérable.

C'est la voix intérieure de Samir qui nous parlera de Hicham resté en Egypte. Il est le double et la différence de Samir. Bouleversant.

Ces hommes et ces femmes sont poignants et intenses.


Comme je n'ai rien divulgué du récit, je veux simplement ajouter que ce livre est magnifique, et que j'y ai lu, vu, l'histoire d'un grand pardon.


Christine Claude (écrivain jeunesse, auteur du diptyque des Golinouilles), avis sur la page Facebook de l'auteur, avril 2016